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Turquie-Afrique II : La foire aux affaires!

La Confédération des hommes d’affaires et industriels de Turquie (Tuskon) n’a pas boudé son plaisir : elle a affiché sa profonde satisfaction à la fin du 2ème pont du commerce extérieur qui s’est tenu du 14 au 18 mai derniers à Istanbul. Les objectifs ont été dépassés car la rencontre va engendrer plus de deux milliards de dollars en accords conclus. Cette réunion qui a rassemblé plus de 1000 Africains en provenance d’une trentaine de pays, contre 500 en 2006 et 1600 hommes d’affaires et industriels turcs s’est voulue une vraie foire aux affaires.

En effet, après la cérémonie d’ouverture le mercredi 16 mai au cours de laquelle l’on a décliné les grands principes en vue de mettre l’expertise turque au profit des potentialités africaines, plus de 30.000 rendez-vous se sont tenus en trois jours. Dans deux vastes salles, des milliers de tables sont déposées : chacune porte un numéro. Il se trouve que chaque participant est identifié par le numéro de son badge. S’il opère dans le secteur de la construction des pièces détachées automobiles ou de l’électricité, différents rendez-vous lui sont aménagés avec des opérateurs turcs pouvant répondre à ses préoccupations. Les deux grandes salles de l’imposant centre des congrès Lütfi Kirdar sont devenues comme des fourmilières géantes. Les hommes d’affaires en quête de partenariat sautaient d’un rendez-vous à un autre. Quand ils ont épuisé les programmes fixes, ils vont visiter les stands de grands groupes qui attendaient les participants, avec leurs dépliants prêts.

Selon les estimations du président de Tuskon, les Accords conclus au cours de ce sommet dépasseraient largement deux milliards de dollars, soit environ 1000 milliards de francs CFA. Impressionnant ! Il importe de rappeler que l’offensive économique de la Turquie vers l’Afrique a commencé à porter ses fruits. En 2003, l’ensemble des échanges avec l’Afrique s’est élevé à cinq milliards de dollars ; en 2007, il est passé à 15 milliards de dollars. Soit un triplement en quatre ans. Les industriels et hommes d’affaires turcs, tout en se réjouissant du bond prodigieux effectué, considèrent que leur part est encore trop faible. Au regard du volume global du chiffre du commerce de l’Afrique estimé à 600 milliards de dollars. L’objectif recherché est de pouvoir signer des accords bilatéraux, d’instaurer des commissions mixtes afin d’enraciner une coopération dont l’approche se décline en une formule attractive : s’enrichir mutuellement ! La Turquie a une expertise dans les domaines de l’industrialisation, de l’informatique, de la pharmacie, de la construction… qu’elle veut partager avec l’Afrique. En misant sur le secteur privé pour être le moteur de cette coopération qui se veut un partenariat gagnant-gagnant dans la mise en valeur des riches potentialités agricoles, minières africaines.

Tuskon a su impressionner ses hôtes. En plus des rendez-vous, des visites guidées de sites industriels ont été organisées, tant dans la banlieue d’Istanbul, mégalopole de 17 millions d’habitants (toute la population de la Côte d’Ivoire) que dans certaines villes de ce vaste pays dont la population est estimée à 70 millions de personnes. Les patrons de presse et les journalistes ont été conviés, toute la journée du vendredi 18 mai, à découvrir la zone industrielle de Gebze, créée en 1988. Elle comprend 94 unités industrielles dont seulement 24 étrangères. Ces fabriques couvrent presque tous les secteurs industriels comme l’agroalimentaire ; la transformation du bois en parquet de sol, en revêtement mural ; la fabrication de matériels électriques, de pièces détachées de véhicules, etc.


La visite de ces sites a permis de voir qu’une nouvelle puissance économique est en marche. 7ème en Europe et 20ème mondiale, la Turquie veut tirer profit de sa situation géographique qui fait d’elle un pont physique entre l’Europe et l’Asie. Située au cœur de l’Eurasie, elle est entourée par trois mers et douze pays voisins. Pour ancrer leur coopération dans la durée, les industriels et hommes d’affaires turcs réunis au sein de Tuskon créent dans le monde des écoles préparant leurs partenaires futurs à connaître et comprendre la culture turque et vice versa. Le groupe Safak à Abidjan fait partie de ces établissements. Il est vrai que la principale faiblesse de la Turquie est d’être un pays où l’on ne parle que turc : pas d’anglais, pas d’arabe, pas de français !


Option : Le pont raide

Les participants africains au pont commercial Turquie-Afrique n’ont pas tari d’éloges sur ce pays qui, à l’ombre des clameurs sur son intégration ou pas à l’Union européenne, émerge à grands pas. Pont naturel entre l’Europe et l’Asie, la Turquie charme effectivement par ses sites touristiques liés pour l’essentiel aux reliques des empires byzantin et ottoman. La Turquie force surtout le respect par le dynamisme de son économie qui, sous la conduite des autorités actuelles, a tourné dos aux taux d’inflation catastrophiques de 120% l’an.

Tous ces Africains qui ont loué le réveil d’un nouveau dragon lors de leur discours public ou en conversation privée ont-ils réellement perçu le secret de la réussite turque ? Peuvent-ils vraiment s’en inspirer pour amorcer avec leurs (futurs) nouveaux partenaires une coopération bénéfique mutuellement ? Si l’objectif est encourageant, les conditions à remplir sont nombreuses ; mais on pourrait les résumer à deux mots: travail et organisation.

Les Turcs travaillent avec détermination, abnégation et méthode. Ils sont ponctuels, organisés, jusqu’à paraître dictateurs. Tout au long du sommet, toutes les délégations ont été soumises à un emploi du temps d’enfer : chaque jour, activités, rencontres et visites programmées s’étendaient de 9 h 30 à 22 h 30. Rien que ça ! Ceux qui mettaient le groupe en retard étaient interpellés avec politesse.
Dans les unités industrielles dont bon nombre sont des patrimoines familiaux, une culture du travail et du résultat est de rigueur. Les riches héritiers ne se contentent pas de rouler carrosse en faisant la bamboula, mais ils tiennent fermement les rênes des commandes. Après avoir suivi des formations en management en Occident, ils concilient harmonieusement méthode, organisation, rigueur dans le travail et enracinement local. Furieux des différents retards des Ivoiriens dont il s’occupait avec d’autres guides, chauffeurs et interprètes, un Turc a posé cette question : pourquoi ont-ils tant de difficulté à respecter l’heure ?

C’est malheureusement le drame de l’Afrique où l’on pense que le temps nous attend. Le travail peut donc attendre. Maudits les chefs qui pensent le contraire ! Avec une telle mentalité, l’Afrique sera toujours en train de courir derrière les autres en quête de partenariat, de plan Marshall.
Tous les ponts jetés demeureront raides tant que le travail et l’organisation apparaîtront secondaires.


La politique par l’économie

La Turquie déploie ces dernières années un vaste programme de coopération avec l’Afrique, réactivant ainsi les relations historiques établies jadis par l’Empire Ottoman pour tisser cette fois un partenariat fondé sur l’égalité et le bénéfice mutuel. Elle a adopté en 1998 une « politique d’ouverture vers l’Afrique » pour diversifier ses liens politiques, économiques et culturels avec l’Afrique. C’est ainsi que de nouveaux bureaux de représentation commerciale ont été créés en Afrique. Un plan d’action a été préparé par le ministère des Affaires étrangères en 2004 afin de relancer les relations économiques avec les pays de l’Afrique subsaharienne. Mieux encore, 2005 a été déclarée « année de l’Afrique » ; cette même année, la Turquie a obtenu le statut d’observateur au sein de l’Union africaine.

La conférence intitulée « Turquie-Afrique, pont du commerce extérieur » organisée par la Confédération des hommes d’affaires et industriels de Turquie (TUSKON) a sérieusement boosté les échanges avec l’Afrique. Pour la deuxième édition qui s’est tenue du 14 au 20 mai dernier à Istanbul, la Turquie a mis les petits plats dans les grands, allant jusqu’à offrir les frais de séjour à bon nombre de participants. Officiellement, la Turquie ne recherche qu’un partenariat gagnant-gagnant avec les pays africains qu’elle veut aider à remporter leur lutte contre la famine, la pauvreté et les différentes maladies…

La Turquie attend de l’Afrique un soutien politique dans l’arène internationale.
En effet, la Turquie est candidate, pour la période 2009-2010, à l’un des deux sièges non permanents du Conseil de Sécurité des Nations unies qui seront attribués lors des élections prévues au cours de la 63e session de l’Assemblée générale de l’ONU en 2008. C’est-à-dire l’année prochaine. L’information a été portée aux ministres et ambassadeurs africains, chefs de délégation. Une plaquette distribuée à cet effet présente les atouts de la Turquie. A savoir, l’engagement du père fondateur de la République turque, Mustafa Kemal Atatürk à travers la maxime « Paix dans la patrie, paix dans le monde ». Mieux encore, la Turquie rappelle qu’elle est l’un des membres fondateurs de l’ONU ; qu’elle n’a plus été représentée au Conseil de Sécurité depuis 1961 ; qu’elle fournit de nombreuses contributions au maintien de la paix et de la sécurité internationales. Au titre des missions de maintien de la paix, la Turquie a apporté, depuis la guerre de Corée, un soutien en personnel militaire et civil important aux forces de maintien de la paix. On peut citer à titre d’exemples la présence de près de 300 policiers civils déployés dans les missions de paix au Kosovo, en République Démocratique du Congo, en Côte d’Ivoire, au Timor Oriental, au Burundi…

En matière d’aide humanitaire, la Turquie a fourni pour la seule année 2004 des secours à l’Afghanistan, au Bangladesh, à la Géorgie, à l’Iran, à l’Irak, au Pakistan, au Niger, au Darfour… frappés par des catastrophes diverses. Par ailleurs, en fervent défenseur du NEPAD, nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, la Turquie a inauguré en mars 2005 son premier bureau de coordination du programme pour la Coopération internationale (TICA) à Addis-Abeba.
Pour toutes ces raisons, les autorités, le pays et la population pensent que leur pays mérite de jouer un rôle international en rapport avec ses nombreux efforts.

Focus : Les Ivoiriens... perdus

A Istanbul, une trentaine de pays africains étaient représentés par de fortes délégations, conduites soit par un ministre, soit par un ambassadeur résidant en Turquie. La Côte d'Ivoire qui découvrait en vérité le pont commercial Turquie-Afrique était représentée par onze opérateurs " économiques moyens. Ces jeunes turcs " sont partis en éclaireurs. Sans l'encadrement d'aucun officiel d'un ministère ou de la Chambre de commerce et d'industrie. Ils sont allés à l'aventure, perdus au milieu des Sénégalais, Nigérians, Sud-Africains, Maliens, Camerounais venus par dizaines.Et dire que la Côte d'Ivoire est l'un des rares pays à avoir une balance commerciale excédentaire avec la Turquie ! Consolation : un prix a été offert aux pionniers Ivoiriens qui l'ont dédié au Président Laurent Gbagbo.

Repères

BOSPHORE, DOLMABAHÇE…

Istanbul est une grande destination culturelle et touristique. On y accourt pour voir les vestiges et les reliques des empires Byzantin et Ottoman. La mosquée bleue avec ses six minarets, le grand bazar couvert, le Palais Dolmabahçe avec ses 365 chambres et 22 salons, les deux ponts sur le Bosphore qui permettent en deux minutes de passer de l’Europe à l’Asie.
Les croisières sur le Bosphore avec dîner sont l’une des attractions d’Istanbul.

700 INTERPRèTES
Dans ce vaste pays de 70 millions d’habitants, on ne parle que turc ou presque. Ils sont rares, ceux qui parlent anglais, arabe et encore moins français. Pour le sommet, 700 étudiants en langues étrangères ont été embauchés pour servir d’interprètes.

TCHATCHEURS  AFRICAINS
Pour montrer qu’elle ne s’entend que sur son désaccord, l’Afrique n’a pas pu mandater un porte-parole pour faire entendre sa voix, son message. C’est ainsi que malgré la représentation de l’Union africaine, plusieurs pays ont pris la parole. Pour se désigner comme le berceau de l’humanité, le cœur de l’Afrique ou la meilleure destination pour un investissement rentable.

ADIEU L’EUROPE?
L’adhésion à l’Union européenne ne constitue plus une obsession pour la Turquie, à en croire les responsables des milieux d’affaires. Pour eux, il y a dix, cinq ans, la Turquie rêvait de l’Union européenne pour relever son économie et son industrie chancelantes. Leur espoir a été déçu par les conditionnalités multiples et nouvelles. Entre-temps, le pays a su vaincre sa crise et s’impose comme une puissance économique régionale. L’Europe n’est donc plus une priorité !


LE DRAPEAU FLOTTE
Les Turcs sont comme les Américains : patriotes et fiers de le montrer. Le drapeau national en est le signe de ralliement visible. Il est partout. Sur les édifices publics, privés ; sur les murs des usines, des stades. Sous forme de fleurs dans les espaces verts. Haut les cœurs !

Liste des Ivoiriens qui ont exposé en Turquie

-M. Akélé E. Eugène
-Mme Ablé Emmanuelle
Félicité épouse Gbanet
-Mme Ahoua Cécile
-Mme Koffi Beda Brigitte
-M. Lath Adjé Guillaume
-M. Lassina Doumbia
-M. NKundwa Aimé César
-Mme N’Cho Marcelline
-Mme Assi Marie-Josée
-M. Dosso Losséni Hassane
-M. et Mme Koné Adam



Jean-Baptiste Akrou
Envoyé spécial
© Copyright Fraternite-Matin
(Fraternite-Matin 26/05/2007)


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